Des données aériennes rendues compréhensibles

Méthodologie d’analyse du trafic aérien et des survols

Nuage Volant transforme des trajectoires d’avions réellement observées autour de l’aéroport Marseille-Provence en informations utiles aux riverains : nombre de passages, altitude, proximité, horaires et évolution dans le temps.

Cette page explique simplement l’origine des données, les étapes de l’analyse, les limites à connaître et le calcul de l’indice Nuage Volant des survols.

Origine des observations

Des trajectoires ADS-B observées sur le terrain

La plupart des aéronefs diffusent en vol un signal ADS-B contenant notamment leur position, leur altitude, leur vitesse et leur identification. Des antennes du réseau personnel de Nuage Volant, implantées autour de Marseille-Provence, reçoivent ces signaux et permettent de reconstituer le déplacement réellement suivi par chaque avion.

L’analyse ne repose donc pas sur une route théorique ou un horaire prévu. Elle s’appuie sur les points de trajectoire effectivement captés. Lorsque cela est nécessaire, les observations sont rapprochées des données météorologiques locales, notamment de la pression atmosphérique QNH, afin d’interpréter au mieux l’altitude barométrique des appareils.

De la réception au résultat

Comment les données de vol sont analysées

Plusieurs étapes sont nécessaires avant qu’un survol apparaisse dans une carte, une statistique communale ou une analyse par adresse.

1. Collecter les positions

Les antennes reçoivent une succession de points ADS-B qui décrivent le parcours réellement observé.

2. Reconstituer la trajectoire

Les points cohérents sont regroupés par vol afin de former une trajectoire continue et d’éviter les doublons.

3. Qualifier le passage

Le système identifie notamment l’altitude, la vitesse, le départ ou l’arrivée, l’horaire et le type de trafic.

4. Produire des repères

Les passages sont regroupés par zone et par période pour suivre leur fréquence et faciliter les comparaisons.

Lecture locale des survols

Ce qui est mesuré autour d’une commune ou d’une adresse

Un passage est étudié par rapport à la zone choisie. Pour une adresse, la distance au point indiqué par l’utilisateur est calculée le long de la trajectoire. Pour une commune, les analyses utilisent sa zone de référence afin de conserver des résultats comparables dans le temps.

  • Le nombre de survols observés, par jour et sur des périodes plus longues.
  • La proximité du passage, calculée à partir du point de trajectoire le plus proche de la zone étudiée.
  • L’altitude observée, exprimée en mètres pour rendre la lecture accessible aux riverains.
  • Le moment du passage, avec une distinction entre la journée, la soirée et la nuit.
  • Le sens du mouvement : départ, noté UP dans les données, ou arrivée, notée DOWN.
  • La nature du trafic identifiable : aviation commerciale, privée, fret ou hélicoptère.

Cette observation est indépendante du Plan d’Exposition au Bruit (PEB). Une habitation située hors du PEB peut être régulièrement survolée ; inversement, le PEB reste le document réglementaire de référence et Nuage Volant ne s’y substitue pas.

Périmètre et précautions

Ce que les résultats permettent — et ne permettent pas — de conclure

Les indicateurs décrivent les aéronefs captés par le réseau et répondant aux critères de l’analyse. Ils permettent d’objectiver la fréquence, la hauteur, la proximité et les horaires des passages observés. Ils ne constituent ni une mesure acoustique, ni une mesure réglementaire de nuisance sonore.

La gêne ressentie dépend aussi du bruit propre à chaque appareil, de la météo, du bruit ambiant, du bâtiment et de la sensibilité de chacun. Ces éléments ne peuvent pas être déduits d’une trajectoire ADS-B seule.

Un repère synthétique sur 100

Comment est calculé l’indice Nuage Volant des survols ?

L’indice Nuage Volant résume l’exposition aux passages observés autour d’une adresse ou d’une zone de référence. Plus il est élevé, plus les vols retenus sont nombreux et présentent des caractéristiques pouvant renforcer leur présence pour les riverains : proximité, faible altitude ou horaire sensible.

Volume de vols

Le nombre de passages est la base principale du score. Sa progression est graduelle : chaque vol supplémentaire n’ajoute pas mécaniquement le même nombre de points.

Proximité réelle

La distance combine l’écart au sol et l’altitude de l’avion. Un passage proche dans l’espace peut augmenter modérément le résultat.

Altitude

À nombre de vols égal, les passages les plus bas pèsent davantage que les passages les plus hauts.

Type de mouvement

Le calcul distingue les départs, les arrivées et les hélicoptères. Ce critère reste un ajustement limité du score principal.

Horaires sensibles

Les passages entre 18 h et 22 h sont pris en compte, ceux de 22 h à 7 h pèsent davantage, avec un poids renforcé entre minuit et 6 h.

Les étapes du calcul

  1. Les vols qui traversent la zone étudiée sont sélectionnés et dédoublonnés. Pour l’indice, le passage retenu doit être observé à moins de 4 000 mètres d’altitude.
  2. Le nombre de vols produit le score de base journalier selon une échelle progressive.
  3. La proximité, l’altitude, le mouvement et l’horaire sont évalués pour chaque passage, puis moyennés sur la journée.
  4. Ces critères ajustent modérément le score de volume. Leur influence est volontairement réduite lorsque très peu de vols sont observés.
  5. Le résultat est arrondi et limité à une valeur comprise entre 0 et 100.

L’indice n’est pas une addition ou une moyenne simple de cinq notes. Le volume constitue le socle du calcul ; les autres critères l’ajustent dans des proportions limitées. Pour une période de 7 ou 30 jours, Nuage Volant calcule d’abord chaque journée, puis établit la moyenne des résultats journaliers disponibles.

L’indice ne mesure pas des décibels et n’a aucune valeur réglementaire. Il sert de repère pour suivre une même zone dans le temps ou comparer des situations analysées avec le même rayon et la même période.

Observer votre environnement

Consulter les survols près de chez vous

Les outils Nuage Volant permettent d’appliquer cette méthodologie à une adresse ou à une commune riveraine.